COUP DE PROJECTEUR

Littérature

LE GRAND PROCÈS DES ANIMAUX

10 000 exemplaires vendus en France et des droits cédés en chinois et coréen.

Suivant la tradition de La Fontaine, la parole est aux animaux dans cette fable sur l’extinction des espèces : hibou, renard, papillon… dix animaux comparaissent devant le grand tribunal des hommes pour se défendre. Seul un sur dix sera sauvé mais lequel mérite d’être préservé ? 


"Un procès à grand spectacle, sous l’œil des caméras du monde entier. Des animaux défilent à la barre, chacun doit dire pourquoi l’homme devrait dépenser des fortunes pour sa protection. Les interrogatoires sont vifs et les animaux très convaincants. Lequel choisir ?" Voici le dilemme dans lequel est plongé le lecteur du Grand procès des animaux, car à la fin c’est lui qui doit trancher cette difficile question.

Un scénario original imaginé par Jean-Luc Porquet, journaliste et spécialiste des questions écologiques au Canard enchaîné, qui a séduit la critique en France : "Une joyeuse leçon d’écologie" (France Inter), "une sacrée invitation à la sagesse et un chouette livre, à la fois profond et léger" (Libération) sur un sujet pourtant grave étant donné que la moitié des espèces - soit un million - pourrait s’éteindre d’ici 2100. 


Un passionnant cours accéléré sur la zoologie 


Les plaidoyers des animaux, à la fois drôles et instructifs, permettent d’apprendre un tas de choses surprenantes sur les différentes espèces. Saviez-vous par exemple que les martinets dorment en volant ? Que les écailles de la vipère d’Orsini absorbent l’énergie solaire ou que le lombric des plages sauve de nombreuses vies humaines grâce à son hémoglobine capable de stocker quarante fois plus d’oxygène que la nôtre et qui peut être utilisée pour conserver les greffons de reins, de cœur ou de poumon ?

Les illustrations de Jacek Wozniak, connu pour ses dessins publiés dans Le Canard enchaîné, ajoutent au charme de l’ouvrage : "Nous avons choisi d’en faire un objet particulièrement soigné avec un format cartonné", explique Sophie Caillat, la fondatrice des Éditions du Faubourg.

Les droits ont été vendus en Corée (Booksea) et en Chine (Guangcheng). "L’éditeur coréen a positionné le livre en non-fiction dans une collection qui propose d’autres livres sur la cause animale. D’autres éditeurs voulaient le placer en fiction, voire en jeunesse, ce qui montre à quel point le lectorat potentiel est large", selon Deborah Druba, l’agente qui travaille entre autres pour les Éditions du Faubourg dont les livres "traitent de questions de société avec légèreté et souvent avec une bonne dose d’humour". Une ligne éditoriale dans laquelle s’inscrit parfaitement Le grand procès des animaux.

Katja Petrovic