Depuis qu’elle a découvert Mostar en 1999 lors d’un voyage avec une ONG, Aline Cateux n’a cessé d’y retourner, d’y vivre, d’y travailler. Ses longues promenades dans cette ville la mènent de quartiers encore en ruine au vieux pont, symbole d’une reconstruction inachevée, jusqu’à une usine autrefois fierté de la puissance yougoslave, devenue le symbole de la corruption des élites politiques locales. Trente ans après la fin des combats, quel est donc cet espace urbain dans lequel ils survivent ? Comment les Mostariens en sont-ils arrivés à dire que la ville qu'ils aimaient a disparu ?