La mutation climatique alimente directement les dislocations du monde, quand des événements extrêmes frappent des populations, quand des politiques de transition mal conçues fragilisent le tissu social. Elle s’entrelace aussi avec d’autres crises, quand l’argent du fossile alimente la désinformation, quand les guerres accélèrent les émissions et relèguent le climat au second plan. La polycrise constitue désormais l’arrière-plan sur lequel se joue le drame climatique. Elle agit comme une loupe grossissante, révélant l’inadéquation croissante de nos institutions face aux défis du présent.