Le quatrième album de Nico, ex-superstar chez Warhol et brièvement associée au Velvet Underground, précède une longue pause. C’est la fin d’un cycle pour la chanteuse d’origine allemande, un hommage réitéré à son ami Jim Morrison des Doors. À John Cale, multi-instrumentiste et virtuose, possesseur d’une solide formation classique, revient la responsabilité de fixer sur la bande le cours ondoyant des chansons de Nico. C’est avec celles-ci que le Gallois éprouve véritablement le travail d’arrangeur. Brian Eno et Phil Manzanera viennent à leur manière hanter les élégies intemporelles de Nico.