Lydie Salvayre écrit parce qu’elle ne sait – ou ne peut – parler. Dans cet autoportrait décapant, elle explore son goût de la solitude, ses racines espagnoles, la honte de sa langue maternelle, l’exil fondateur, ses études en psychiatrie et l’humour comme rempart au désespoir. Face à Albane, jeune voisine adepte de new romance, elle répond par un récit indomptable et émouvant. Autoportrait à l’encre noire est une déclaration d’amour à la littérature, portée par une lucidité aussi tendre que féroce.